Deux semaines après son succès historique sur le Lausitzring, le premier pour BMW depuis son retour en DTM, Bruno Spengler aura vraisemblablement du mal à renouveler son exploit ce week-end à Brands Hatch (Angleterre), théâtre de la troisième manche de la saison.

Le circuit de Brands Hatch n’a jamais réellement constitué le terrain de jeu favori de Bruno Spengler. Pourtant, au fil des ans, l’Alsacien au passeport canadien a appris à l’apprivoiser, et il s’y est même hissé sur le podium en 2010, avec une belle deuxième place.

Le tracé du Kent, à 45 minutes au sud ouest de Londres, est utilisé par la série allemande dans sa configuration la plus courte (moins de deux kilomètres), et à vrai dire la moins intéressante. Pas de gros freinages, donc à peu près aucune possibilité de dépassement : on peut à nouveau s’attendre à une course procession dimanche.

Pour les pilotes, tout ou presque se jouera donc lors des qualifications. Un challenge d’autant plus relevé que, sur un tracé si court, la gestion du trafic sera primordiale, et cela sera à celui qui sera le moins gêné dans son tour rapide.

Du côté de BMW, l’euphorie du succès de Bruno sur le Lausitzring, le premier du constructeur allemand depuis son retour (à l’issue de deux courses seulement) a fait place à une approche plus raisonnée de cette étape britannique. En effet, si les M3 DTM avaient déjà tourné tant à Hockenheim qu’au Lausitzring (les deux premières étapes du championnat 2012) dans le cadre de leurs tests de développement, ce sera la première fois que les voitures de la firme de Munich mettront les roues à Brands Hatch. Face à Mercedes et Audi, qui se sont partagé les succès sur cette épreuve lors de ces dernières saisons, BMW part avec un certain handicap.

 « Ce succès du Lausitzring, fut un grand moment, explique le Canadien. Je suis très fier d’avoir offert à BMW son premier succès à l’occasion de son retour dans le championnat DTM, d’autant qu’il s’agissait aussi du 50e succès de la marque dans le championnat. Mais il faut garder la tête froide, et surtout ne pas penser au championnat car nous allons désormais aborder des circuits qui nous sont inconnus. A nous de préparer au mieux la course en collectant un maximum d’informations lors des essais libres ».