Bruno a imposé sa BMW M3 sur le circuit de Spielberg, théâtre de la troisième manche du championnat DTM, après avoir signé la pole position. Le Canadien passe en tête au championnat.

Lors de la séance d’essais libres du samedi matin, le Canadien prend ses marques sur le tracé autrichien, où il signe le 9e temps, avec un tour en 1’25’’815. Lors des qualifications, la domination du champion en titre se fait clairement sentir : deuxième de Q1 (1’24’’901), il signe le meilleur temps de Q2 (1’24’’675) puis Q3 (1’24’’588), avant de se montrer encore une fois le plus rapide en Q4, où il signe un tour en 1’24’’836, et décroche la 15e pole position de sa carrière.

En course, Bruno prend un excellent départ et, chaussé de pneus Option, la BMW n°1 creuse l’écart lors des premiers tours, lors de ce qui constituera un assez long relais avec les pneus tendres puisqu’il faudra attendre le 28e des 45 tours de course pour assister au premier changement de pneus de la BMW noire.

Le deuxième arrêt surviendra treize tours plus tard, à cinq tours de la fin seulement, et reprend la piste en tête, avant de s’envoler vers une nouvelle victoire, la 14e de sa carrière, qui lui permet également de prendre la tête du classement avec 12 points d’avance sur le pilote Audi Mike Rockenfeller.

« Un excellent week-end. Déjà los des qualifications, je disposais d’une voiture vraiment performantes, avec des réglages excellents, qui me permettaient d’attaquer comme je voulais.

En course, l’objectif était en premier lieu de me mettre hors de portée de la fenêtre de DRS, c’est-à-dire creuser un écart de plus de deux secondes sur mon plus proche poursuivant lors des trois premiers tours, durant lesquels l’usage de DRS n’est pas autorisé. Et c’est ce que j’ai réussi à faire.

Vers la mi-course, l’écart sur mes poursuivants s’est resserré, et j’étais à nouveau sous la menace de leur système de DRS qui leur permettait de me reprendre 3/10 par tour. J’ai pu reprendre un peu d’air lors de la fin de mon premier relais avec les pneus Options, et le choix de l’équipe de m’arrêter assez tard, et d’effectuer les deux arrêts assez rapprochés vers la fin de course, était judicieux, et il faut rendre hommage à mon équipe.

La voiture était un tout petit peu moins performante en course que lors des qualifications, mais elle était encore très rapide. Quant aux pneus Option, ils ont gardé leur potentiel pendant un long moment, du fait de la configuration du circuit de Spielberg, où les pneus sont un peu ménagés sur les grandes lignes droites, mais aussi du fait des températures assez fraîches en Autriche.

Le fait de retrouver des circuits que nous connaissons désormais, après les avoir découverts en 2012, est un vrai avantage cette saison. Cela nous permet de réagir rapidement, et de savoir vers quelle direction travailler sur la voiture.

A Spielberg, BMW a signé un beau triplé, c’est très rare en DTM, et il faut le savourer ! »