Pour ses débuts en course en LMP1 sur le prototype byKolles lors des 6 Heures de Spa, Bruno Spengler, associé à Tom Dillmann et Oliver Webb, a connu une série d’ennuis techniques qui l’ont empêché de bien figurer. Mais cette épreuve s’est avérée riche en enseignements avant Le Mans.

Après quelques tours de prises en main du prototype CLM de l’équipe byKolles, Bruno Spengler était plongé dans le grand bain de la compétition à l’occasion des 6 Heures de Spa, qui marquait la reprise du championnat WEC après un arrêt forcé de près de six mois en raison de la crise sanitaire. Une épreuve qui constituait également une répétition en vue des 24 Heures du Mans en septembre.

Associé à Tom Dillmann et Oliver Webb, le pilote canadien prenait ses marques lors des essais libres, mais ne comptait qu’une quinzaine de tours à son compteur sur la LMP1 à Spa avant d’aborder la course du samedi.

Qualifié quatrième, l’équipage évoluait à la troisième place sous la pluie en début d’épreuve, mais des premiers ennuis électriques venaient contrarier sa progression et faire perdre du temps à l’équipe autrichienne, Tom Dillmann et Oliver Webb s’étant partagés les deux premiers relais.

Après avoir pris le relais, Bruno Spengler aligne les tours sur un bon rythme, mais un problème d’échappement le forçait lui aussi à stopper au stand pour réparation. Après une longue attente, le Québécois reprenait la piste pour les derniers instants de la course, et franchissait la ligne, logiquement distancé.

« Nous avons connu plusieurs ennuis techniques qui nous ont empêché de bien figurer, même si il était de toute façon difficile d’aller chercher le podium face à la Rebellion dans des conditions normales. »

« Pour ma part, je n’avais pas beaucoup d’expérience à Spa sur la LMP1 avant la course, et mon relais a été écourté par ce problème d’échappement, mais j’ai pu continuer à prendre mes marques sur la voiture, à comprendre son fonctionnement, mais aussi à prendre de l’expérience dans la gestion du trafic. Habituellement, en IMSA, je dois surveiller les prototypes Dpi pour les laisser passer, là j’étais dans la situation inverse, c’est quelque chose qu’il faut assimiler ».

« C’était donc tout de même une course riche en enseignements, et j’ai hâte de retrouver la voiture et l’équipe pour mes premières 24 Heures du Mans. »

Photo : Drew Gibson